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Feuille d’informations paroissiales – dimanche 28 juin 2026

« Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi »

 L’erreur la plus grave qu’on pût commettre ici serait d’imaginer qu’il puisse y avoir des vies chrétiennes où la croix serait présente, envahissante même, et d’autres où elle n’aurait pas ou peu de place. A en croire certains, de plus en plus nombreux aujourd’hui, si Dieu réserve à quelques-uns de venir à lui par les voies d’une ascèse crucifiante, il accorderait à un grand nombre de le rejoindre par une ascèse longue mais tranquille.

Or, la création elle-même en tant que déchue rend la croix inévitable, si bien que la croix, dans le Christ, devient le salut, le seul salut possible. Toute vocation est donc à la fois vocation à la croix et vocation à la Résurrection, à la restauration de ce que Dieu a créé bon au commencement et qui doit le redevenir à la fin. La croix est donc inévitable dans toutes les vocations chrétiennes mais s’y présente de différentes manières. Ainsi la vocation de laïcs, qui, comme toute vocation chrétienne, a un aspect positif : l’adhésion au Christ, se double inévitablement (sous peine de totale irréalité) d’un aspect négatif : la renonciation à Satan. Il faut même remarquer que comme dans les vocations qui paraissent plus ascétiques, la renonciation vient d’abord, comme le préalable nécessaire à l’adhésion positive. On ne peut être au Christ si l’on continue d’être à Satan. On se souvient de la formule du Baptême traditionnelle : « « renoncer à Satan, à ses pompes et à ses œuvres ». Renoncer à ses pompes, c’est renoncer à toutes ces choses bonnes en soi mais dont l’Adversaire est parvenu à faire un piège, ou plutôt un appât pour le piège de l’incrédulité désobéissante où il voulait nous prendre et où il nous a si souvent pris ; c’est briser avec la « chair » dans ce qu’elle nous retient loin de l’Esprit ; c’est briser avec le monde pour autant que son organisation s’est constituée en opposition avec le règne de Dieu ; c’est renoncer à tout bien partiel dans la mesure où il tend à devenir une idole, pour ne rechercher que le seul bien par essence qui est, Dieu lui-même.

Alexis de Monts de Savasse, curé

Lire la FIP dans son intégralité : 2026-06-28